Fondation AnBer
Juliette Bataille
Secrétaire générale
La Fondation Anber soutient des projets de l’IECD depuis plusieurs années dans des pays et des secteurs très différents (Côte d’Ivoire, Syrie, Madagascar, Palestine). Pourquoi avoir choisi l’IECD ? Quelle est sa valeur ajoutée selon vous ? (Qu’y avez-vous trouvé ? En quoi répond-il à vos attentes ?)
La Fondation AnBer soutient l’IECD depuis plusieurs années, car votre structure est reconnue, fiable et profondément engagée auprès des publics les plus vulnérables. Ce que nous apprécions c’est la capacité de l’IECD à conjuguer à la fois une vision de long terme et une efficacité opérationnelle, en développant des solutions concrètes, adaptées aux réalités locales. Votre approche, centrée sur la formation, l’insertion professionnelle et le développement économique, rejoint notre conviction : donner à chacun les moyens de devenir acteur de son avenir.
Nous partageons également une même exigence de qualité, de suivi et d’évaluation des projets, qui est essentielle dans notre rôle de fondation.
En accompagnant des projets dans des contextes variés (post-conflit en Syrie, développement rural à Madagascar, insertion des jeunes en Côte d’Ivoire), qu’avez-vous appris ou fait évoluer dans votre manière d’agir en tant que fondation ?
Accompagner des projets dans des contextes aussi différents nous a appris à faire preuve de souplesse et d’humilité. Nous avons renforcé notre conviction qu’il n’existe pas de solution unique, mais des réponses à construire au plus près des réalités locales. Cela nous a aussi amenés à accorder encore plus d’importance à la qualité des acteurs de terrain, à leur capacité d’adaptation et à leur ancrage local.
Avec 120 projets soutenus par an dans le monde, qu’est-ce qui fait qu’un projet IECD retienne votre attention ?
C’est avant tout une question de rencontre avec les porteurs de projets, et évidemment l’impact des actions menées. Nous souhaitons travailler en proximité avec les associations que nous soutenons, être à l’écoute de leurs besoins, et avec IECD nous trouvons que les objectifs sont clairs et pertinents au regard des besoins locaux. En 2025, 32% des soutiens de la Fondation AnBer ont porté sur l’insertion professionnelle, axe que nous partageons avec vous, avec la volonté de favoriser l’autonomie des personnes bénéficiaires, en leur donnant le pouvoir d’agir.
Depuis deux ans, la Fondation accompagne le projet de soutien aux petites entreprises urbaines. Qu’est-ce que cette collaboration vous apporte (au niveau de vos valeurs, de votre expertise, de votre connaissance du secteur, du pays ?). Comment envisagez-vous la suite de ce partenariat en Côte d’Ivoire ?
Ce projet illustre une approche que nous valorisons : soutenir le développement économique local comme levier d’inclusion. Il nous permet de concilier l’impact social et la dynamique économique (et ainsi pérenniser les actions). La Fondation AnBer ne s’engage pas sur plusieurs années de soutien, mais via ses fondations abritées à la capacité à mobiliser autour de projets porteurs de sens.
En tant que fondation à la fois familiale et abritante, la Fondation AnBer joue un double rôle : impulser et amplifier l’engagement philanthropique. Dans un contexte où les besoins pour les jeunes et les publics fragiles s’accélèrent, comment mobilisez-vous ce double levier pour accroître votre impact ?
Notre spécificité repose en effet sur ce double rôle. En tant que fondation familiale, nous portons une vision et des convictions fortes, qui orientent nos engagements. En tant que fondation abritante, nous avons la capacité d’accueillir et d’accompagner d’autres dynamiques philanthropiques, en les structurant et en les sécurisant. Dans un contexte où les besoins s’intensifient, nous cherchons à jouer un rôle d’amplificateur d’engagement, en mobilisant des donateurs, en accompagnant des fondations abritées et en orientant les financements vers des projets à fort impact.
Le mot de la fin ?
Dans un monde en constante évolution, nous croyons plus que jamais à l’importance de s’appuyer sur des acteurs de terrain solides, capables d’agir concrètement et durablement. Nous sommes heureux de contribuer, à notre mesure, à ces dynamiques qui redonnent des perspectives aux jeunes et aux personnes les plus fragiles.


