LOCALISATION

Liban (Beyrouth, Tripoli, Al Qaa)

PARTENAIRES LOCAUX

Association nationale libanaise pour le développement social (ANLDS), Association Fratelli Libano, Institut technique franco-libanais (ITFL)

DÉBUT DU PROJET

2007

Les centres éducatifs pour les enfants réfugiés syriens au Liban. © 2015

TOUS À L’ ÉCOLE !

En 2016, l’équipe du Centre de Janah a activement participé, avec d’autres organisations de solidarité locales et internationales présentes au Liban, à la campagne Back to School. Lancée par le ministère de l’Éducation, avec l’aide des Nations unies et de la communauté internationale, elle a pour but de sensibiliser les familles à l’importance de la scolarisation de leurs enfants, réfugiés syriens et libanais, dans les écoles publiques libanaises. Un soutien a été proposé aux parents durant la période d’inscription.

Ici, l‘enseignement est différent : je n’enseigne pas seulement une matière mais j‘utilise aussi mes compétences personnelles pour donner davantage à des enfants qui ont connu les traumatismes de la guerre. C’est une vraie chance !

Guilnard SALLOUM

Professeure de mathématiques au centre éducatif de Janah au Liban

LIBAN : les centres éducatifs accueillent les enfants réfugiés syriens

1, 2 millions

de réfugiés (dont 500 000 enfants) au Liban soit 1/4 de la population libanaise

200 000

enfants réfugiés non scolarisés, dont certain depuis plus de deux ans

Selon les sources statistiques de l’UNHCR et de l’UNRWA, on dénombre près de 500 000 enfants syriens réfugiés de 3 à 18 ans. La plupart rencontrent de grandes difficultés à poursuivre leur scolarité et intégrer le système public libanais. À la rentrée 2016-2017, près de 195 000 enfants étaient scolarisés dans les écoles publiques libanaises, comprenant les classes de maternelle. Le Liban a permis aux réfugiés syriens de s’inscrire dans les écoles publiques gratuitement et sans exiger la de permis de résidence ; il a également augmenté la capacité d’accueil des écoles en établissant, l’après-midi, un second horaire pour les enfants syriens dans 238 écoles en 2015-16. Malgré les efforts du ministère de l’éducation libanais et des établissements scolaires, 40% d’entre eux ne sont toujours pas scolarisés. Contraints d’accepter de petits boulots leur permettant de subvenir à leurs besoins, les plus grands d’entre eux n’ont que peu d’espoir de sortir d’une situation précaire.

Depuis 2007, l’IECD répond en partie aux besoins éducatifs et psychologiques des enfants réfugiés au sein de 4 centres éducatifs (Beyrouth, Tripoli, Al Qaa et Rmeilleh). Le programme inclut des cours d’enseignement de base pour les enfants non scolarisés et des cours de remédiation scolaire pour ceux qui éprouvent de grandes difficultés d’apprentissage avec le risque de quitter le système scolaire. Il propose également des activités extrascolaires, de développement personnel et un soutien psychosocial leur permettant de surmonter les traumatismes subis et de renouer avec l’école après des années de déscolarisation. L’objectif est leur intégration dans le système scolaire libanais qui, depuis 2016, accueille les enfants par alternance (matin ou après-midi) sans pour autant pouvoir répondre à l’ensemble des besoins. Les parents et les adultes de la communauté sont impliqués dans la vie des centres à travers des sessions de sensibilisation et des rencontres parents/ enseignants.

En proposant un environnement propice à l’apprentissage et au développement personnel, les centres offrent aux enfants et aux jeunes des perspectives nouvelles.

En avril 2017, les centres ont été équipés de bibliothèques, pourvues de 500 livres chacune. Notre partenariat avec Biblionef, association facilitant l’accès aux livres à des enfants et adolescents défavorisés dans plus de 90 pays depuis 1992, a rendu possible l’éveil des enfants par la lecture.

Résultats 2017 :

  • 630 enfants reçoivent quotidiennement un enseignement de base ou un soutien scolaire et participent à des activités de développement personnel.
  • 32 enseignants et animateurs bénéficient de formations et d’un accompagnement qui leur permettent d’améliorer leurs pratiques.