AIDER LES PETITS ENTREPRENEURS À SORTIR DE LA PRÉCARITÉ

5 000 entrepreneurs accompagnés en 2017.

OBJECTIF 1
Permettre aux entrepreneurs d’acquérir les compétences nécessaires pour lancer et/ou pérenniser leur activité

OBJECTIF 2
Créer un écosystème favorable au développement de l’activité des entreprises

DE NOUVEAUX DÉFIS POUR 2018

  • Étendre les programmes à de nouvelles régions (Afrique de l’Ouest, Afrique centrale…)
  • Mise en place d’un dispositif innovant de franchise en 2018 pour permettre l’essaimage du programme.
  • L’IECD et ses partenaires ont à coeur de développer de nouveaux modèles économiques permettant de dégager des revenus qui sont réinvestis dans les activités sociales des projets. Ceci dans le but d’auto-entretenir un système qui doit trouver ses propres ressources pour croître.
Giapthihongvan Bahnmi Vietnamienne
Avec l’IECD, je me sens soutenue. Mon chiffre d’affaire a augmenté de 25% et je ne suis plus obligée d’emprunter pour couvrir les frais de scolarité de mes enfants.

 GIÁP THỊ HỒNG VÂN

Commerçante à Diên Biên Phu (Vietnam)

Le programme d’appui aux petites entreprises de l’IECD – © 2010

Les petites entreprises informelles, d’artisanat, de commerce et de services de proximité, représentent le premier bassin d’emploi dans le monde et constituent la principale source de revenus pour des millions de personnes Toutefois, ces activités sont très précaires. Sans soutien, elles ont peu de perspectives de survie et de croissance. Depuis 1998, les programmes d’appui à l’entrepreneuriat de l’IECD proposent des solutions permettant aux entrepreneurs locaux d’atteindre les compétences nécessaires au lancement et à la pérennisation de leur activité. Ainsi, ils peuvent dégager les revenus nécessaires aux besoins de leur famille et améliorer leurs conditions de vie.

À travers deux programmes, l’un en milieu urbain (Appui aux petites entreprises – TPE) et l’autre en milieu rural (Appui aux acteurs de l’agroalimentaire avec les projets APONH et TRANSFORM), l’IECD a développé une approche systémique de l’appui à l’entrepreneuriat selon deux axes :

         1 – La formation et l’accompagnement des entrepreneurs.

         2 – La construction d’un écosystème propice au développement de l’entrepreneuriat local.

FORMER ET ACCOMPAGNER CHAQUE ENTREPRENEUR DANS LE DÉVELOPPEMENT DE SON ACTIVITÉ

Le manque de compétences en gestion d’entreprise et le manque d’accès à des formations entravent les entrepreneurs dans le développement de leurs projets. L’IECD a ainsi construit des parcours de formation accessibles et adaptés à chaque profil d’entrepreneur, et notamment des femmes. Par ailleurs, l’IECD assure un accompagnement personnalisé auprès de chaque entrepreneur après les formations, afin de suivre dans la durée le développement de leur activité.

M. Talla (à droite), dirigeant d’une papeterie à Yaoundé, avec Sébastien (à gauche), formateur CED, lors d’une visite de suivi. Il participe à la Formation de base en gestion (FBG).

DÉVELOPPER UN ÉCOSYSTÈME D’APPUI À L’ENTREPRENEURIAT

L’isolement est aujourd’hui l’un des principaux obstacles que rencontrent les entrepreneurs du secteur informel. Pour rompre cet isolement, l’IECD participe à la mise en réseau des différents acteurs de l’entrepreneuriat, que ce soit par la facilitation de partages d’expériences ou la création de partenariats clefs leur permettant de trouver de nouveaux débouchés commerciaux. Pour exemple, en 2017, la Société des fruits et légumes du Cameroun (SOFRULECAM) a été créée dans le cadre du projet APONH. Cette entreprise sociale ouvre de nouveaux débouchés pour les producteurs maraîchers, en leur permettant de vendre leurs produits en circuit court auprès d’un réseau de clients particuliers et professionnels.

L’IECD s’appuie également sur un réseau d’associations locales dont le rôle est de mettre en oeuvre et de déployer les programmes. Ainsi, en Afrique, quatre structures locales regroupées au sein du Réseau Entreprises Développement (RED), participent à la stratégie du programme. En 2017, Madagascar Entreprises Développement a été constituée en association malgache indépendante et est devenue le cinquième membre du RED. L’IECD continue à soutenir l’autonomisation de ses partenaires locaux, notamment en s’attachant au renforcement de leurs ressources humaines et à l’augmentation de levées de fonds locaux.

LES FEMMES, FIGURES ESSENTIELLES DE L’ENTREPRENEURIAT

Les femmes qui créent leur activité représentent plus de la moitié des acteurs du secteur informel. Cependant, les obstacles pour y parvenir sont nombreux et force est de reconnaître que les revenus issus de leurs activités ont un potentiel de croissance limité. Souvent en charge du budget familial en plus de leur activité, ce sont elles qui vont avoir pourtant le plus grand impact sur le foyer. Les programmes de l’IECD misent sur leur autonomisation financière comme vecteur essentiel de développement économique pérenne. Pour cela, l’IECD s’engage à mieux comprendre les problématiques liées au genre pour proposer des réponses adaptées. Le développement de formations comme Top Vente ou l’appui aux entreprises agroalimentaires ont déjà permis d’atteindre un public d’entrepreneurs majoritairement féminin. Les femmes représentent aujourd’hui plus de 45% des entrepreneurs du programme TPE et 70% de ceux du programme TRANSFORM.

Hélène Eyatta,
Bénéficiaire du suivi de la performance, Yaoundé, Cameroun

Je suis couturière depuis 2001. Quand j’ai suivi la Formation de base en gestion (FBG), j’ai pris conscience des enjeux de l’entrepreneuriat. Selon moi, le marketing, c’était pour les hommes, ce n’était pas pour moi ! J’ai compris que la couture sur mesure comme je la faisais représentait beaucoup de travail pour très peu de bénéfices. J’ai donc décidé de passer à la confection en série : aujourd’hui j’ai 5 employés et beaucoup de commandes ! Mon prochain objectif est d’avoir une vraie marque de confection. La première étape : investir dans deux nouvelles machines à coudre et des ciseaux électriques pour réduire la pénibilité du travail et augmenter le rendement, puis recruter deux couturiers de plus !”