OBJECTIF 1
Permettre à des jeunes de 13 à 25 ans de travailler dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage.

OBJECTIF 2
Permettre à des jeunes de 13 à 25 ans de participer au développement de leur région et de leur pays.

LOCALISATION

PARTENAIRES LOCAUX

CÔTE D’IVOIRE : PEFACI (Plateforme des Écoles familiales agricoles de Côte d’Ivoire)
RDC : CECFOR (Centre congolais de culture, formation et développement)
CAMEROUN : 3 diocèses : Kumbo, Maroua, Nkongsamba ; 2 associations : ACOHOF et SAMACCOL ; 2 fédérations : FEFAL et FEFAK ; 3 entreprises : SOCAPALM, SAFACAM, PHP

DÉBUT DU PROJET

1992

NIVEAUX DE QUALIFICATION

– CQP

– CAP

Je suis né dans l’agriculture, mais je voyais que les élèves de l’école avaient des pratiques différentes des miennes. J’ai donc décidé d‘aller me former avec l’objectif de faire encore mieux qu’eux. Après trois ans de formation, je me suis lancé dans la culture d’ananas, de papaye et de banane. J’ai aussi un élevage de porcs. Je mets en pratique ce que j’ai appris à l‘école : tenir un cahier de suivi de mes recettes et de mes dépenses. Ainsi, je sais si je perds ou si je gagne de l’argent. Sans cela, le planteur ne peut pas faire d’économies. Il y a des personnes qui viennent en stage chez moi et j’essaye de leur transmettre ce que j’ai appris. Tu rentres pauvre à l’école, mais tu en sors riche ! Riche d’argent, mais aussi de connaissances… Mon projet pour l’avenir est d’abord d’acheter un petit terrain pour construire une maison, puis trouver une femme avec qui je peux fonder une famille.

LÉONCE, 24 ans

Élève au centre de formation agricole de Njombé (Cameroun)

LA LETTRE
DES FORMATIONS AGRICOLES

Former les jeunes aux métiers de l’agriculture

Alors que le secteur primaire au Cameroun et en Côte d’Ivoire est prépondérant en termes de ressources (respectivement 23% et 18% du PIB) et d’emplois (50% et 62% de la population active), les formations qui s’y rattachent sont encore minoritaires. Pour exemple, en Côte d’Ivoire, le secteur primaire ne représente que 0,2% de l’enseignement technique et la formation professionnelle, soit 200 jeunes formés par an sur les 100 000 jeunes recensés. Les jeunes de 15-24 ans sont particulièrement touchés par la précarité : 35% d’entre eux ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. L’offre de formation scolaire et professionnelle semble insuffisante pour répondre aux besoins des employeurs et des jeunes entrepreneurs.

Le programme de formations agricoles se situe au carrefour de ces enjeux majeurs et offre une formation complète par alternance aux jeunes de 13 à 25 ans : elle constitue une opportunité en milieu rural et leur permet de révéler leur potentiel et de trouver une place dans les métiers porteurs de l’agriculture et l’élevage.

UN PROGRAMME PERTINENT EN CONSTANTE AMÉLIORATION

Une évaluation externe conduite en 2018 a conclu à la pertinence des actions de formation en milieu rural dans le secteur agricole. Les enquêtes de suivi des anciens élèves montrent des taux d’insertion positifs (autoemploi principalement) et les revenus générés par les activités des jeunes leur permettent de subvenir à leurs besoins quotidiens.

LA PÉDAGOGIE DE L’ALTERNANCE, AU CŒUR DE LA FORMATION

La formation proposée est fondée sur la pédagogie de l’alternance, une pédagogie active qui place le jeune au coeur de sa formation. En effet, celui-ci découvre le métier d’entrepreneur agricole via des périodes de stages de 2 à 4 semaines. Puis, il partage ses connaissances de retour à l’école à travers une séance appelée la “mise en commun” et complète ses connaissances grâce aux cours théoriques, aux visites d’étude et à la mise en pratique dans les jardins potagers et ateliers d’élevage didactiques de l’école. Enfin, les formateurs invitent les entrepreneurs agricoles locaux et représentants d’entreprises agricoles à participer à la formation en animant des interventions sur leur filière ou métier.

Cette interaction permanente entre pratique et théorie permet une assimilation rapide et efficace des notions. Chaque fin d’année scolaire est l’occasion de faire un bilan : les élèves sont évalués à travers l’approche par compétences (APC) et l’examen est complété par une soutenance de projet ou un examen final pour les élèves en dernière année. À l’EFA, ce projet s’appelle le MPE – « Ma Première Entreprise ».

Enfin, les écoles mobilisent les entrepreneurs agricoles et les parents d’élèves tout au long du cursus scolaire et organisent des formations modulaires de 1/2 à 1 jour sur les techniques innovantes d’agriculture et d’élevage.

Résultats 2018 :

  • 546 jeunes en formation dont 208 en Côte d’Ivoire, 304 au Cameroun et 34 en RDC, dont 32% de jeunes femmes.
  • 427 agriculteurs et parents d’élèves formés aux techniques agricoles innovantes (formations modulaires de 1/2 à 1 journée)