Programme de réinsertion des sans-abri en milieu rural
«Aider les sans-abri à retrouver la cohésion sociale nécessaire à leur réinsertion»« Bien qu’historien de formation, je me suis intéressé aux actions sociales grâce au Frère Jacques Tronchon, par ailleurs docteur en Histoire, et qui œuvre pour la réinsertion sociale des sans-abri. Au tout début, lorsque j’étais responsable de la coordination des actions sociales, j’étais amené à côtoyer les familles presque tous les jours. J’ai alors compris qu’il y avait, entre autres, un important problème d’ordre psychologique à l’origine de la déchéance de ces personnes en difficulté. J’ai donc décidé d’assurer des séances de sensibilisation afin de les aider à retrouver la cohésion sociale nécessaire à leur réinsertion. Maintenant que je suis directeur exécutif de l’association, je passe plus de temps avec mon équipe pour décider des orientations stratégiques du programme de réinsertion des sans abri en milieu rural. Cependant, j’ai toujours des occasions de rencontrer et de discuter directement avec les familles. «La mise en place progressive d’une économie rurale dans un endroit initialement démuni de toute activité humaine»Au cours de ces dix ans de travail auprès des familles en grande difficulté, j’ai pu acquérir beaucoup de connaissances sur elles, sur leurs points forts et sur leurs points faibles. Avec mon équipe, nous avons pu mettre en place des outils (animation socioculturelle, formation en artisanat et en agriculture, etc.) qui permettent aux familles de mieux affronter leur avenir et d’envisager une réinsertion professionnelle et sociale. Plusieurs familles sont maintenant installées dans notre zone de migration : elles ont leur propre logement et terrain de culture, les terrains commencent à être bien aménagés et, progressivement, la vie de nos nouveaux paysans frémit. La culture de l’épargne et de l’organisation communautaire est aussi sur la bonne voie (Grenier Communautaire Villageois, Groupement de Paysans Ruraux, etc.), laissant entrevoir la mise en place progressive d’une économie rurale dans un endroit initialement démuni de toute activité humaine. «Il faut de la patience et une grande qualité d’écoute et de persuasion»Travailler pour aider les familles à recouvrer leur autonomie n’est pas chose facile. Il faut de la patience et une grande qualité d’écoute et de persuasion. Si nous avons réussi à stabiliser un maximum de familles parmi les 2000 réinsérées en milieu rural depuis le début du projet, il nous faut encore fournir beaucoup d’efforts pour que l’autonomie des familles puisse vraiment être atteinte.». |
Madagascar


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