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Filière en Hôtellerie Restauration (HR) de l’ESSVA

3_4_3 Charles Eschauzier, Chef de projet et responsable de filière ad intérim

Secteur :
Formation professionnelle
Localisation : Antsirabe, Madagascar
Partenaire local : ESSVA (Ecole Supérieure Spécialisée  du Vakinankaratra)
Début du partenariat : 2007

 

«L’éducation et la formation professionnelle sont les clés du développement»

« J’ai rejoint ce projet pour plusieurs raisons. En premier lieu, je pense qu’il est essentiel de pouvoir donner de soi pour venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. De plus, je suis convaincu que l’éducation et la formation professionnelle sont les clés du développement. Ainsi, je me suis engagé dans le projet de création d’une filière en Hôtellerie Restauration (HR) au sein de l’ESSVA (Ecole Supérieure Spécialisée du Vakinankaratra) à destination des jeunes bacheliers en situation précaire. Mon travail y est très polyvalent, d’autant plus que j’assure pour l’instant également le rôle de chef de filière en attendant son recrutement. D’abord, je dois garantir le bon fonctionnement de la filière d’un point de vue organisationnel, pédagogique et technique. Pour cela je forme les professeurs en les accompagnant au quotidien dans leur travail. J’enseigne aussi certains cours spécifiques et aide les étudiants dans leurs recherches de stage. J’apporte d’autre part un soutien général à l’ESSVA dans une logique de renforcement institutionnel (comptabilité, organisationnel, etc.). Enfin, je travaille sur la promotion active de l’école et des différentes unités d‘application (restaurant, chambres d’hôtel et service traiteur qui permettent aux élèves de travailler en conditions réelles) auprès du public local, des restaurateurs et hôteliers au niveau national, ainsi que des tours opérateurs.

«Il ne s’agit donc surtout pas d’imposer ses idées, mais plutôt d’ouvrir le dialogue»

Un temps de réflexion et d’adaptation m’a permis de mieux appréhender aujourd’hui la culture malgache. En effet, les malgaches sont particulièrement réservés et il n’est pas facile de gagner leur confiance. Il ne s’agit donc surtout pas d’imposer ses idées, mais plutôt d’ouvrir le dialogue, de suggérer des conseils, puis de laisser les personnes prendre leurs propres décisions.

«Nombre de professionnels en hôtellerie-restauration attendent avec impatience les premiers diplômés
pour pouvoir leur offrir un emploi»

Presque un an et demi après le début du projet, j’ai pu constater que nos élèves ont une grande envie de mettre en pratique leurs connaissances théoriques. Ils sont impatients de finir leurs études pour commencer à travailler. De plus, les rencontres avec les professionnels du métier sont très encourageantes et renforcent ma conviction que ce projet est d’une importance capitale pour le développement touristique et économique de l’île. Après la première période de stage des élèves de 1ère année (août/septembre 2007), les employeurs étaient très satisfaits et nombre d’entre eux attendent avec impatience les premiers diplômés pour pouvoir leur offrir un emploi.

« Les élèves comme les professeurs commencent à se sentir responsables de leur propre avenir »

Progressivement, les élèves comme les professeurs commencent à se sentir responsables de leur propre avenir et à voler de leurs propres ailes, tout en ayant un sentiment de confiance car il y a un soutien derrière eux. A mon avis, à la sortie de notre première promotion d’élèves (août 2009), nous aurons déjà commencé à apporter un changement dans l’industrie hôtelière malgache. Cela n’implique en aucun cas qu’il faut s’arrêter là, mais plutôt qu’un processus de changement est amorcé, et qu’il faut poursuivre activement sur cette lancée. »